Le Voyage Nocturne

 

Paix et Salut sur le Meilleur des Hommes

Après vingt-sept du mois de la naissance, et la douzième année de la Prophétie, au mois de Rajab soutient-on, date actuellement retenue, Que le Salut soit sur l'Elu au rang élevé!

L’honorant pour son rang, Dieu Gloire à Allahle fit voyager la nuit, jusqu’à ce qu’il ait vu tous les signes prodigieux. C’était en état de veille. Quant aux voyages en état de sommeil, ils sont, selon Sha’râni, trente trois (33). « Sois prudent » prévient l’auteur de « Khilâsou Dhahab ». 

 

Son compagnon fut l’Archange pour faire ouvrir les portes aux habitants des cieux réjouis de la venue d’un hôte. Il voyagea sur Al-Burâq. A propos du terminus, il y a divergence. « Consulte leurs principaux ouvrages » précise Mame Maodo, le chercheur.

Au passage, il vit Adam, Jésus, Joseph, Idris, Aaron, et Abraham l’ancêtre compatissant, Moïse qui estimait que la charge confiée au Noble Guide était lourde, lui demandait de retourner au Miséricordieux. Il retourna sollicitant la réduction du nombre de prières obligatoires par jour jusqu’à obtenir les cinq (5).

Alors, par pudeur, le ProphètePaix et Salut sur lui pudique cessa de demander. Ces cinq (5) prières obligatoires sont rétribuées pour cinquante (50) prières à quiconque les accomplit avec ferveur. A son retour auprès des siens, celui qui le crut sincèrement sera sauvé, tandis que son contraire aura irrémédiablement péri.

Il séjourna treize (13) ans au sein de Quraysh appelant son peuple qui refusait et contestait. Mais il continua à fréquenter leurs foires dans l’espoir d’une assistance décisive d’Allah Gloire à Allah. Aux Stèles de Aqaba, il reçut le serment des Ansârs. « Seigneur, déverse sur eux une abondante bénédiction » implore l’auteur.

Ils étaient six (6) à la première, douze à la deuxième. Puis, vinrent deux (2) femmes et soixante treize (73) hommes. Ils craignaient que notre guide ne les abandonnât un jour. Il leur dit sincèrement que leur sang et le sien sont le même. Les Compagnons commencèrent à émigrer par groupes après avoir été fraternisés entre eux par le Prophète Paix et Salut sur lui. Ils quittaient furtivement sauf Umar, le plus résolu parmi eux. Seul Abû Bakr le véridique, le brave, restait avec le Prophète Paix et Salut sur lui. Redoutant la riposte du Prophète Paix et Salut sur lui, les Qurayshites se réunirent à : « Dâr an-Nadwa », avec Iblîs parmi eux. Ils étaient tous résolus à éteindre la lumière ne sachant pas que c’’est la lumière divine et éternelle. Ils rusaient, et s’abusaient eux-mêmes comme à l’accoutumée. Dieu Gloire à Allahleur rendit leur ruse pour achever leur humiliation. L’Archange intima au ProphètePaix et Salut sur lui l’ordre d’émigrer vers le lieu de la fidélité et de l’engagement sincère. « O meilleur parmi les nobles, ne passe pas cette nuit sur ton lit, car les ennemis conspirent contre toi » lui dit-il. Enveloppé dans son manteau, le Prophète Paix et Salut sur lui , résolu et déterminé, se rendit chez Abû Bakr au milieu de la journée. « Le voici arivé chez nous, à une heure habituelle cela doit provenir d’un ordre de Dieu» dirent-ils. « Fais sortir ceux qui sont dans la chambre » dit-il à Abû Bakr. « Il n’y a que ta famille qui s’y trouve ! » rétorqua-t-il.

« L’ordre d’émigrer vers Yathrib que j’attendais nus est parvenu, lui dit-il. Prépare-toi. ». « Pourrais-je t’accompagner » demanda Abû Bakr. Quand le Prophète Paix et Salut sur lui eut dit oui, il pleura comme s’il éprouvait une dure peine. Etonnée, sa fille, Aicha s’exclama : « Je n’ai jamais su qu’on pouvait pleurer de joie ».

Abû Bakr avait préparé pour sa migration deux montures. Que Dieu Gloire à Allah, le Détenteur de faveurs, le rétribue ! Par équité, le ProphètePaix et Salut sur lui racheta l’une d’elles. Elle s’appela Adbâ. Le ProphètePaix et Salut sur lui chargea Ali de rester en vue de rendre les dépôts à leurs propriétaires avec diligence et vigilance. Couvert de son manteau, Alî, passa la nuit dans son lit. Les infidèles le prenaient pour un lion dans son repaire. Lorsqu’ils se furent rendus compte de leur erreur, ils furent semblables à Kusa’î, vu leur tristesse et déception. Demande-leur ! Malheur à ce groupe de perdants sur la tête desquels le ProphètePaix et Salut sur lui aspergea du sable.

Le Prophète Paix et Salut sur lui récita Yâsin qui le protégea plus qu’une forteresse le ferait pour ceux qui s’y abritent. Ils firent sortir Ali, le lion, le frappèrent et l’enfermèrent pendant quelques temps par rancune. Le départ de la Mecque eut lieu un lundi tout comme l’arrivée à Tathrib et le début de la révélation. C’est à l’âge de cinquante trois (53) ans qu’il quitta, en compagnie d’Abû Bakr qui exposa sa vie aux risques dans les ténèbres de la grotte. Il marcha les pieds nus, Abû Bakr le portait sur ses épaules. Redoutant une atteinte, il surveillait les quatre directions. Ils observèrent, leurs ombres, leurs oreilles obstruées des yeux malades ne sauraient voir le soleil ardent.

Abdallâh passait la nuit avec eux deux tandis qu'Âmir gardait les moutonsqui leur donnaient du lait. La fille d’Abû Bakr leur apportait les repas à la grotte. Pour assurer leur viatique, elle endura beaucoup de peine. On l’appelait la fille aux deux ceinturons, car elle avait déchiré le sien en deux pour attacher les repas. « Quel noble service !» magnifie l’auteur.

Le Prophète Paix et Salut sur lui passa dans la grotte trois nuits, voilé par une araignée et un pigeon qui nicha là. Le mont Thabîr lui dit de ne pas rester sur lui. Hirâ lui dit : « Venez vers moi, O Prophète des Arabes et non arabes ! ». C’est Ibn al-Urayqit, Abdallâh, qui indiquait le chemin au Prophète saws, le meilleur des guides et quintessence des imams. Âmir fut pris en croupe par Abû Bakr as-Siddîq afin qu’il les aidât en chemin pour les menus services. Abdallâh transféra l’argent à la grotte, tandis qu’Asmâ trompait son grand-père en les substituant à des pierres. Le montant s’élevait, dit-on, à cinq mille (5000), quatre mille (4000) ou à six mille (6000), tel que certains le rapportent.

En excellent compagnon, Abû Bakr aplanit l’endroit où le Prophète Paix et Salut sur lui allait faire la sieste. Il apporta un peu de lait au Prophète, qu’il se procura auprès d’un gardien de troupeau.

« Demande à Umm Ma’bad, propriétaire de la brebis lorsqu’elle offrit de l’hospitalité au Prophète, l’année de sècheresse et de disette. Ou bien demande à Surâqa ce qu’il subit au dos de sa monture quand il décida de poursuivre le noble Prophète Paix et Salut sur lui. Là, Abû Bakr fut triste et affolé, en raison de sa très grande sympathie pour l’ami de Dieu Gloire à Allah. Demande plutôt à Burayda et au gardien de troupeau l’abondant lait qu’il vit quand le ProphètePaix et Salut sur lui eut à traire. N’eût été le chant des Djinns, les Mecquois n’auraient connu la direction prise par celui qui dissipe les péchés et les maux. » ajoute l’auteur. Zubayr offrit un vêtement à l’Envoyé d’Allah Gloire à Allah, son compagnon, lorsqu’ils le rencontrèrent dans une caravane venant de Syrie. Les gens de Médine sortaient les guetter chaque matin jusqu’à ce que la chaleur de midi les fît rentrer.

Un jour, à peine rentrèrent-ils chez eux qu’un Juif perché haut aperçu le ProphètePaix et Salut sur lui. Il les appela leur disant : « Votre chance est arrivée ». Ils coururent vite vers lui portant leurs armes. Ils le rencontrèrent dans une palmeraie en leur disant : « Entrez et ne craignez les maux d’aucun méchant ». C’est la couverture qu’Abû Bakr étendait sur sa tête qui le leur fit reconnaître. « Quel excellent compagnon ! » magnifie l’auteur.  

C’est en huit jour qu’il parcourut cette distance sans nullement s’égarer, ni point se fatiguer. Il marchait sous la protection du Seigneur Gloire à Allah jusqu’à ce que sa robuste chamelle s’agenouillât à Qubâ, sans fatigue, ni égarement. Ce fut sous la chaleur de la fin de matinée du douzième jour du mois de sa naissance. « Nawawî le soutient fermement » note El Hadj Malick Sy.

Chez les Banû Amr qui eurent ainsi d’insignes faveurs dans la concession de Khulthûm, fils de l’honorable Hidm. On rapporte aussi que ce fut à la maison de Sa’d. La maison de Khubayb fut le lieu du serviable compagnon. C’est là qu’Ali, le brave « lion », le rejoignit en compagnon. Il ne resta à la Mecque que trois (3) jours. Après le Prophète Paix et Salut sur lui qui ordonna que la date de son émigration fût retenue comme le début de l’histoire de l’Islam. L’on a rapporté qu’ayant vu son doigt ensanglanté, le Prophète Paix et Salut sur lui réagit en disant : « tu n’es qu’un doigt en sang ! ».

Il séjourna à Qubâ quatre jours pendant lesquels il y construisit la première mosquée fondée sur la piété et l’entente. Ce fut le première prière en commun regroupant le Prophète Paix et Salut sur lui et ses vaillants compagnons et publiquement. Le Prophète Paix et Salut sur lui quitte un vendredi. En chemin, il lui fut prescrit la prière du vendredi. Il s’en acquitta sans délai chez les Banû Sâlim aux rangs élevés avec une centaine dans la vallée de Rânûnâ. « Comme ils ont du mérite ! » souligne l’auteur. La prière a eût lieu précisément dans une mosquée élévée à mi-hauteur de la taille, appelée Ghubayb, diminutif de Ghabb. « Heureux toi qui m’interroges ! » s’exclame l’auteur. Il poursuivit son chemin, tandis que les gens lui disent : « Descends ici, tu trouveras une meilleure sécurité et alliance. Il répondait à ceux qui lui demandaient de descendre : « La chamelle a reçu des ordres. Laissez-la partir librement. »

C’est ainsi qu’il lui laissa la bride jusqu’à ce qu’à ce qu’elle s’agenouillât à la porte de la Mosquée Sacrée. Le Prophète Paix et Salut sur lui ne descendit pas. Elle se releva, reprit son chemin sans s’éloigner, le Prophète Paix et Salut sur lui ne descendant toujours pas. Qaswâ revint sur ses pas extraordinairement vers l’endroit où elle venait de s’agenouillait. Elle s’arrêta, s’inclina en gramant et mettant à terre son cou comme si elle était dotée d’une intelligence humaine. « L’emplacement, c’est ici, s’il plaît à Dieu » s’écria le Prophète Paix et Salut sur lui. L’endroit était une aire à sécher des dattes appartenant à deux orphelins. Le Prophète Paix et Salut sur lui fut l’hôte d’Abû Ayyûb qui s’était déjà emparé de la selle de l’Elu. Le Prophète Paix et Salut sur lui s’installa en bas, mais avec l’insistance de son hôte qui voulut le loger en haut, il finit d’accepter. Après son installation, le Prophète Paix et Salut sur lui fit appel aux deux orphelins. « Puisse Dieu, Le Miséricordieux, le bénir ! » prie Mame Maodo.

Par éthique, il acheta le terrain avec l’argent de son compagnon connu pour sa générosité. Il y construisit sa mosquée dont le toit était fait de feuilles de palmiers ayant une hauteur de la taille d’un homme. Un péristyle couvert y était contigu servant d’abri aux pauvres parmi ses Compagnons. A l’heure des repas, le Prophète Paix et Salut sur lui les ventilait chez ses autres Compagnons en amenant certains chez lui. En raison de l’accroissement du nombre des fidèles, le Prophète Paix et Salut sur lui dut élargir la mosquée après la bataille de Khaybar. Tout comme il y construisit un appartement pou Âicha. Celui de Sawda est également bien connu. Il demeura quelques temps chez Ayyûb pour achever sa mosquée et les deux appartements. « Que le Créateur rétribue les Ansârs ! » prie l’auteur. Il portait des pierres aux côtés des Compagnons en disant : « Il n’y a de bien que celui de l’autre vie. Seigneur, récompense-les ! ».

« Puisses-Tu, Seigneur, assister les Ansârs comme Tu as assisté les Emigrés et les peuples qui viendront ? » rajoute l’auteur.

As’ad et Sa’d lui faisaient parvenir un bon repas. Sa’d ne s’en fut jamais lassé. Quelle ville que Taïba où il fit bon vivre avec ses dattes da qualité et sa terre qui soigne lèpre et empoisonnement. Où le jour fut agréable, le soleil riant, la nuit douce et où l’apparition de la lune dissipe les ténèbres. Au terme de cinq (5) mois de séjour, notre maître fraternisa les Emigrés et les Ansârs dans la vérité et l’éthique. Au total, ils étaient quatre-vingt-dix (90), chaque côté, quarante cinq (45). « Puisse Dieu leur accorder sa miséricorde » prie Mame Maodo.

Abû Bakr et deux de ses affranchis y eurent accès de fébrilité. Ils étaient dans une chambre pleine de cris et de gémissements. La communauté trouva le climat de Médine malsain. Son air ne convenant pas à leur organisme. « Seigneur, fais nous aimer Médine comme nous aimons la Mecque, cité de compassion et de parenté » pria le Prophète Paix et Salut sur lui. A la suite des prières du Meilleur des hommes, le Modèle, l’épidémie se déplaça de Médine vers Juhfa. Le Prophète Paix et Salut sur lui envoya Abû Râfi et Zayd avec cinq cent (500) dirhams et deux (2) chameaux pour ramener sa famille de la Mecque. Ils ramenèrent ainsi Umm Ayman, Sawda et Fâtima, ainsi que Usâma et Umm Kulthûm.

Quant à Ruqayya, elle était chez Uthmân et Zaynab avec son mari, Ibn Rabî, encore non converti. Ayant été fait prisonnier lors de la bataille de Badr, il l’envoya à Médine lorsqu’il fut gracié et pardonné. En vérité, pour le racheter Zaynab envoya son collier. Par compassion, son père le fit libérer gracieusement. Quant à Abû Bakr, c’est Abdallâh, qui lui ramena sa famille : sa mère, Asmâ sans aucune difficulté, ainsi qu’Umm Rawmân, c’est-à-dire la mère d’Âicha de même que celle-ci et Abdallâh, le très juste et équitable.

S'abonner aux newsletters

Quran Audio


PopUp MP3 Player (New Window)

Rechercher

Facebook

 

 

Google+

Twitter